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Zèbre des plaines

Equus quagga / Equus burchellii

Répartition dans le monde

carte zebre

Galerie photos

Statut de conservation

LC : Préoccupation mineure


Description

Mammifère

Le zèbre des plaines ou zèbre de Burchell appartient à l’ordre des Perissodactyles, qui regroupe les ongulés qui prennent appui sur le sol par leur doigt médian (rhinocéros, chevaux, tapirs...). La plupart ont généralement un nombre impair de doigts. Ainsi le zèbre fait partie de la famille des Equidés, qui possèdent 1 doigt unique doté d’un sabot à chaque patte.

Au sein de cette famille il côtoie entre autres, le cheval et l’âne domestiques, le cheval de Przewalski, l’âne sauvage d’Afrique, l’hémione... Ses plus proches cousins sont le zèbre de Grévy (Equus grevyi) et le zèbre de montagne ou de Hartmann (Equus zebra). Si l’on ne considère que les caractéristiques morphologiques (dessins du pelage, dimensions du crâne, présence ou non d’une crinière et forme des incisives), 6 sous-espèces de zèbre des plaines sont dénombrées. La sous-espèce présentée à Thoiry est le zèbre de Chapman (Equus burchellii chapmani).

Fiche information

Entre 25 et 30 ans
16 à 22 mois
360 à 396 jours

Particularité

Caractéristiques morphologiques

- Longueur du corps : 217 à 246 cm.
- Hauteur au garrot : 110 à 145 cm.
- Longueur de la queue : 47 à 56 cm.
- Poids du mâle : 220 à 375 kg en moyenne.
- Poids de la femelle : 175 à 250 kg en moyenne.

- Le zèbre est caractérisé par son pelage noir rayé de blanc. En effet, au stade foetal initial, il est entièrement noir. Les rayures finissent par apparaître par bandes très fines qui grandissent avec le foetus. Chez le zèbre des plaines les rayures sont larges et se rejoignent sous le ventre pour former une ligne, comme on peut le constater sur cette photo de Kalengi au repos. Parfois une rayure intermédiaire plus pâle est présente entre deux rayures noires. Les 2 autres espèces de zèbre ont des rayures plus fines et une face ventrale unie. De plus, si le zèbre des plaines possède de vingt-cinq à trente raies, le zèbre de Grévy en compte environ quatre-vingts et le zèbre des montagnes quarante-trois. Les jeunes ont un pelage plus long, plus touffu et plus clair allant du roux au marron. En grandissant il va foncer et se raccourcir.

- La crinière très particulière du zèbre est également rayée. Elle est formée de poils courts qui restent dressés sur la tête et le cou contrairement à celle du cheval.

- La queue se termine par un panache de poils longs.

- Ses oreilles sont grandes et mobiles, elles lui assurent une ouïe excellente.

- Ses jambes sont longues et se terminent par un sabot, ce qui lui confère une grande rapidité à la course. En outre, lorsqu’il rue, ses sabots formés de corne dure peuvent être redoutables, gare au coup de pied !

- Ses dents sont spécialisées dans l’arrachage et l’écrasement de l’herbe : ses incisives puissantes pincent et coupent les touffes de graminées ; ses molaires sont de véritables meules qui broient les végétaux les plus durs.

- Ses yeux, situés en hauteur, de part et d’autre de la tête, permettent au zèbre d’avoir un champ de vision latéral assez large. Il aperçoit donc rapidement un prédateur, même lorsqu’il est en train de brouter.

Répartition géographique

Le zèbre des plaines est présent en Afrique du sud-est. Les populations les plus importantes sont en Tanzanie et au Kenya.

Habitat

L’espèce fréquente les milieux ouverts : plaines, savanes et zones broussailleuses.

Régime alimentaire

Si le zèbre mange parfois des feuilles et des bourgeons, il se nourrit principalement d’herbes hautes ou très fibreuses.

Ce n’est pas un ruminant, il ne retire donc pas autant d’énergie qu’une vache des végétaux qu’il ingère. En effet, s’il digère les aliments à un taux 2 fois plus rapide qu’un ruminant, il les assimile moins bien. Il doit de fait manger en plus grande quantité, ce qui explique qu’il passe près de 70 % de son temps à brouter. Par contre, il n’est pas obligé de faire un tri aussi sévère que le ferait un ruminant : il peut se nourrir d’aliments de piètre qualité (végétaux très fibreux et très pauvres en protéines).

Tout cela explique pourquoi le zèbre est généralement la 1ère espèce à coloniser une zone de végétation non exploitée. Il se nourrit des vieilles pousses, ce qui favorise la croissance des nouvelles, plus riches en éléments nutritifs. Il prépare ainsi le terrain pour les gnous et gazelles, plus sélectifs dans leur alimentation.

Cette espèce doit boire chaque jour, ses déplacements sont donc liés à la disponibilité en eau d’une région. En saison sèche, elle reste à proximité des points d’eau permanents, par contre, lors de la saison des pluies, elle migrera vers les zones herbeuses. Les zèbres effectuent environ 13 km par jour entre leur aire de repos dans les hautes herbes et leur aire de nourrissage dans les herbes basses.

Structure sociale

Le zèbre des plaines est polygyne : il vit en harem. Un étalon est à la tête d’un groupe de 2 à 5 femelles non apparentées et de leurs jeunes âgés de 2 à 3 ans.

Les mâles sub-adultes quittent le groupe volontairement et forment alors des petites troupes jusqu’à leur maturité (vers 5-6 ans). Ils essaient ensuite de se constituer un harem.

Les femelles quant à elles, sont « enlevées » lors de leur 1er oestrus. En effet, durant cette période, elles avertissent les mâles de leur état reproducteur de façon ostentatoire, en adoptant une démarche particulière avec la tête et la queue relevées. Une fois associée à un étalon, une femelle ne signale plus ouvertement ses chaleurs.

L’étalon défend activement son harem contre les jeunes mâles qui tentent de s’en emparer. C’est à coup de dents et de sabot que les combats ont lieu. S’il perd face au nouvel arrivant, il quitte le groupe et s’associe à d’autres mâles soit trop jeunes soit trop vieux pour combattre. Cependant, il arrive parfois que les zèbres forment momentanément une grande troupe, notamment quand ils se déplacent ou se reposent entre 2 sites de nourrissage.

Cet équidé a développé des relations sociales très fortes. Les animaux passent de longs moments à s’occuper les uns des autres. Le cou, les épaules et le dos sont toilettés à l’aide des dents ou des lèvres. Cela favorise la création et le maintien des liens sociaux et permet de calmer les situations de conflits ou de stress au sein du groupe. Ils ont par ailleurs un répertoire de plusieurs cris différents : cris d’alarme, de détresse, de contentement, de contact… Ils utilisent également la communication visuelle très souvent : ils disposent de plusieurs mimiques et postures pour exprimer leurs «émotions». Retrousser les lèvres, montrer les dents, baisser les oreilles font partie des expressions faciales les plus fréquemment utilisées.

Tous les membres d’un groupe ont pratiquement les mêmes activités en même temps. La nuit, un individu monte la garde pendant que les autres se reposent. En cas d’attaque, tout le groupe coopère pour protéger les jeunes ou l’individu blessé en les encerclant et/ou en attaquant le prédateur. L’étalon n’hésitera pas à défendre sa troupe contre les hyènes et les lycaons.

La taille du territoire d’un groupe varie en fonction des ressources en eau et nourriture. En saison des pluies, il est d’environ 300 à 400 km², alors qu’à la saison sèche il peut atteindre les 600 km².

Reproduction

Cette espèce se reproduit tout au long de l’année, cependant on observe un pic des naissances pendant la saison des pluies (octobre à mars en Afrique de l’est). Lorsqu’elle est sur le point de mettre bas, une femelle s’isole quelques jours et tient son petit à l’écart des autres membres du groupe afin qu’il puisse identifier sûrement sa mère (phase d’imprégnation) à l’odeur, aux rayures et aux sons qu’elle émet. Le jeune est capable de se tenir debout et de marcher une heure après sa naissance. Il commence à se nourrir d’herbe à une semaine.

- Durée de la gestation : 360 à 396 jours.

- Taille de la portée : 1 petit.

- Intervalle entre 2 portées : 1 à 3 ans.

- Sevrage : 7 à 11 mois.

- Indépendance du jeune : 1 à 3 ans.

- Maturité sexuelle : 16 à 22 mois.

La longévité du zèbre est d’environ 10 à 20 ans dans le milieu naturel, et de 40 ans en captivité.

Protection de l'espèce

Le zèbre des plaines n’est pas une espèce menacée, elle ne bénéficie donc pas de mesure de protection spécifique. C’est l’équidé le plus répandu et le plus abondant sur terre actuellement. Cependant, localement, la destruction de son habitat, la compétition pour l’herbe et l’eau avec le bétail et la chasse peuvent être à l’origine de sa disparition. Les prédateurs auxquels l’espèce doit faire face sont principalement : le lion, la hyène, la panthère, les lycaons. A ce titre, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a classée dans la catégorie «Préoccupation mineure».

Le saviez-vous ?
- Etre zébré, quel intérêt ?
3 théories principales ont été proposées afin d’expliquer le rôle des rayures chez le zèbre. Cependant aucune n’a encore pu être validée.
- Perturber le prédateur : les rayures rendraient les limites externes du corps du zèbre moins évidentes à définir, on parle alors de pelage à coloration disruptive. Au crépuscule, lorsque les prédateurs sont les plus actifs, les
zèbres seraient ainsi plus difficiles à distinguer, à isoler et à localiser avec précision (ils paraissent plus proches qu’ils ne le sont en réalité).
- Assurer une meilleure thermorégulation : la différence de refroidissement entre les zones blanches et noires créerait une circulation d’air et une dissipation de la chaleur du soleil.
- Favoriser les relations sociales : chaque zèbre a un dessin de rayures unique qui permet de l’identifier et de le différencier d’un autre. Les zébrures permettraient de stimuler la cohésion d’un groupe en facilitant la reconnaissance et l’identification de ses membres.

- L’une des sous-espèces du zèbre des plaines est le couagga, qui vivait autrefois en Afrique du sud. Il se caractérisait par une robe partiellement zébrée et de teinte marron. Sur cette photo vous pouvez voir un animal taxidermisé, présenté au Muséum de Münich. Le dernier couagga sauvage a probablement été abattu en 1878 et le dernier représentant de la sous-espèce s’est éteint en 1883 au zoo d’Amsterdam. La cause principale de sa disparition est la chasse à outrance. L’Afrique du sud était connue au 19e siècle pour être le «paradis des chasseurs». De plus, les fermiers considéraient la sous-espèce comme un concurrent sérieux pour leur bétail. De nombreux couaggas ont donc été éliminés à cause de la chasse sportive et du commerce du cuir.

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