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Panda roux

Ailurus fulgens

Galerie photos

Vidéo

Statut de conservation

Cette espèce participe au programme d’élevage Européen.

CR : En danger critique

Description

Mammifères

Le panda roux est un membre de l’ordre des Carnivores. A cause de sa ressemblance avec les membres de la famille des ratons laveurs (Procyonidés) et des ours (Ursidés), il a été le sujet de nombreuses controverses pour sa classification. Les dernières études génétiques ont permis de le classer dans une famille à part : les Ailuridés, dont il est le seul représentant.

Actuellement 2 sous-espèces sont reconnues : le panda roux de l’ouest (Ailurus fulgens fulgens) et le panda roux de Styan (Ailurus fulgens styani), qui serait plus grand et sombre que le premier et présent uniquement en Chine (dans les provinces du Sichuan et du Yunnan) et au nord de la Birmanie.

Fiche information

8 à 10ans
3 à 6 kg
Omnivore
Hiver
Vers 2 ans
90 à 160 jours

Particularité

Caractéristique morphologiques
Longueur du corps : 50 à 64 cm.
Longueur de la queue : 30 à 50 cm.
Hauteur au garrot : 26 à 28 cm.
Poids : 3 à 6 kg en moyenne.

Le petit panda possède un pelage roux flamboyant, avec des zones noires sur les pattes. Ces teintes lui assurent un camouflage parfait dans les branches des arbres.

Son visage rond présente des taches blanches sur le museau, les joues, les sourcils et les oreilles. Une ligne marron-roux descend des yeux vers la gueule.

Sa queue est striée d’une douzaine d’anneaux clairs et n’est pas préhensile (il ne peut l’enrouler autour d’un objet et l’utiliser comme une main).

Il n'y a pas de dimorphisme sexuel : mâle et femelle ont une apparence identique.

Le panda roux est arboricole, ses griffes longues et épaisses sont semi-rétractiles et lui sont très utiles pour grimper aux arbres. De plus, sa queue lui sert de balancier lors de l’escalade.

Ses pattes avant sont dirigées vers l’intérieur, ce qui facilite ses déplacements dans les arbres et explique son dandinement particulier lorsqu’il marche au sol.

Ses molaires puissantes et tranchantes lui permettent de broyer efficacement les végétaux fibreux dont il se nourrit.

Adaptation au climat froid :
Son pelage est constitué de 2 types de poils différents :

les poils de bourre, courts et fins. Ils jouent le rôle d’isolant en emprisonnant une couche d’air chaud au contact de la peau.
les jarres, longs et épais. Ils sont recouverts d’une sécrétion huileuse qui les rend imperméables et permettent au panda de mieux supporter les intempéries.

Il peut recouvrir son corps et son museau de sa queue très fournie et épaisse : elle fait alors office de «couverture».

Des poils épais et blancs recouvrent la plante de ses pieds : ils les protègent du froid et permettent surtout à l’animal de ne pas glisser sur la glace.

Répartition géographique
Le panda roux est présent en Asie, dans la chaîne de l’Himalaya : Bhoutan, Chine, Inde, Birmanie et Népal.
Cependant il y a très peu de données sur sa répartition exacte dans le milieu naturel car les populations sont très fragmentées.

Habitat
L’espèce fréquente les forêts tempérées mixtes décidues et de conifères, dont le sous-bois est composé de fourrés de bambous et d’arbres creux ou tombés au sol.
On la retrouve de 700 à 4 800 m d’altitude, dans des milieux humides dont la température varie de 10 à 25 °C

Régime alimentaire

Le panda roux est omnivore, mais 95% de son alimentation sont constitués de feuilles de bambou. Les 5% restants se composent de baies, de racines, d’écorces, de champignons, de graines, de lichens, de petits rongeurs, de reptiles, d’oiseaux ou d’insectes.

Chaque jour le panda consomme près de 200 000 feuilles de bambou, ce qui représente 45% de son poids ! Ce régime très spécialisé le rend entièrement dépendant du bambou et explique en grande partie sa disparition.

Son système digestif est celui d’un carnivore, il comprend un seul estomac et un intestin court. Il ne permet pas de récupérer efficacement tous les nutriments présents dans le bambou (comme le ferait celui d’un herbivore). De plus, les feuilles de bambou sont peu nutritives. L’animal doit donc manger une grande quantité de feuilles pour contrebalancer ces défauts. Il passe ainsi près de 13 heures par jour à se nourrir !

Le panda roux, un adepte de la zen attitude !
Une alimentation très peu nourrissante et qui exige beaucoup de temps pour la consommer ne favorise pas un rythme d’activité effréné ! Avec son métabolisme lent, le panda roux limite au maximum ses dépenses énergétiques et se rapproche du paresseux qui vit en Amérique du sud.
Actif surtout à l’aube et au crépuscule, il passe le reste de son temps au sommet des arbres, bien caché dans les branches recouvertes de mousses brunes et de lichens blancs. Il échappe ainsi à la panthère des neiges, son plus grand prédateur après l’Homme.
Lors des journées les plus chaudes, on peut souvent l’apercevoir étendu de tout son long sur une branche, les 4 pattes pendant dans le vide !

Structure sociale

Le panda roux est principalement un animal solitaire, bien que quelques couples ou groupes familiaux aient parfois été observés.

Généralement, mâle et femelle ne restent ensemble que durant une courte période pour s’accoupler, puis se séparent.

Chaque individu défend un territoire dont la taille dépend de la disponibilité en nourriture. Celui d’un mâle varie de 1 à 9 km² et celui d’une femelle de 1 à 4 km² en moyenne.

Les territoires des femelles se chevauchent rarement, par contre celui d’un mâle regroupera ceux de plusieurs femelles, surtout en saison de reproduction.

La protection et la défense du territoire passent tout d’abord par un marquage olfactif et visuel de ses limites. Des sécrétions glandulaires, de l’urine ou des fèces sont déposées en des points stratégiques, aux limites du domaine. Un panda qui se présente alors à ces «bornes» de marquage sait que le territoire est déjà occupé et va s’installer ailleurs.

Cette espèce possède des glandes au niveau de l’anus et sous les pattes. Elle imprègne son odeur à divers substrats, tout simplement en marchant, ou en se frottant sur les troncs d’arbre, les rochers ou le sol.

Les pandas roux communiquent entre eux par divers vocalisations, sifflements, râles, claquements de dents ou miaulements, mais aussi par des mimiques et postures variées du corps et de la queue. Par exemple, quand ils se sentent agressés, ils se dressent sur leurs pattes arrières et poussent des sifflements courts.

Reproduction

Cette espèce se reproduit généralement en hiver dans le milieu naturel. La majorité des naissances ont lieu en juin-juillet.

Durée de la gestation : 90 à 160 jours. La différence entre ces chiffres s’explique par le fait que l’on observe une implantation différée chez cette espèce. Le développement de l’embryon peut être mis en pause pendant 50 jours avant de reprendre et aboutir à la naissance d’un jeune.
Taille de la portée : 1 à 4 petits.
Maturité sexuelle : vers 2 ans.

La femelle construit un nid avec des branchages, des herbes et des feuilles qu’elle dépose dans un tronc creux ou une crevasse de rocher. Elle donne généralement naissance à 2 jeunes de 110 à 120 g chacun. Les petits sont recouverts d’un pelage beige clair qui prendra sa teinte définitive vers 3 mois. Ils ont également les yeux fermés jusqu’à leur 18e jour.

Le mâle ne prend pas part à l’élevage des jeunes. La mère passe près de 80% de son temps avec eux la première semaine, puis elle quitte le nid quelques heures le temps d’aller se nourrir. Pour pouvoir fournir une quantité de lait suffisante à ses petits, elle doit manger 3 fois plus de bambous qu’en temps normal. Les jeunes quittent le nid vers 3 mois et commencent à se nourrir d’aliments solides à l’automne. Ils sont complètement sevrés avant l’hiver.

La longévité du panda est d’environ 8 à 10 ans dans le milieu naturel, et de 15 à 18 ans en captivité.

Protection de l'espèce
Aujourd’hui, il resterait moins de 10 000 pandas roux dans le milieu naturel. De plus, on estime que d’ici 30 ans, cette population aura encore diminué de 10%. En Chine, cette espèce a perdu près de 40% de ses effectifs durant les 50 dernières années.

Les seuls prédateurs naturels que rencontre ce panda sont la panthère des neiges et la martre à gorge jaune qui s’attaque aux jeunes.

Les principales causes de disparition sont la réduction ou la transformation de son habitat. La population humaine a doublé de taille sur une grande partie du territoire du panda, ce qui a provoqué une augmentation de la demande en terrains et en bois de chauffage. La forêt est en effet détruite pour l’exploitation du bois ou du pétrole ou pour la conversion en terres agricoles, en élevages ou en routes. Le bétail entre également en compétition avec le panda pour son alimentation. De ce fait, l’espèce perd ses sites de nidification et d’alimentation, et ses populations se retrouvent fractionnées et isolées les unes des autres.
De plus, le cycle de développement particulier du bambou ne lui permet pas de se régénérer assez rapidement après le passage de l’Homme. Le panda roux est ainsi proche de l’extinction au Népal et en Inde. L’espèce est également chassée illégalement pour sa peau ou pour en faire un animal de compagnie. Ainsi dans la province du Yunnan ou au Bhoutan, une toque en fourrure de panda roux est offerte traditionnellement au marié en gage de bonheur.

Par ailleurs, une partie de son territoire est situé sur des frontières sensibles au niveau politique. Ce qui complique la gestion des actions de protection au niveau international. Les conflits militaires provoquent la destruction de son habitat, le déplacement des populations de réfugiés et accroissent la demande en braconnage. En outre, le manque de données sur la répartition et le statut de l’espèce contribue également à son extinction. Il est en effet difficile de mettre en place des plans de conservation adaptés et viables sur du long terme si tous les paramètres ne sont pas pris en compte.

Cependant, le panda roux est protégé par des lois internationales et nationales. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a classé dans la catégorie « Vulnérable ». De plus, il est placé en Annexe I de la Convention de Washington sur le commerce de la faune et de la flore menacées.

Plusieurs pays ont mis en place des zones protégées dans lesquelles l’espèce bénéficie d’une relative tranquillité. En Chine, elle profite des nombreuses réserves protégées qui ont été créées pour la sauvegarde du grand panda. Les mesures de protection majeures à développer sont donc la conservation et l’augmentation de son habitat et la poursuite d’études scientifiques sur le terrain et en captivité.

La petite histoire
Thoiry est le seul parc, où, pour la troisième fois, des jumeaux pandas roux, un mâle et une femelle, sont nés et ont été tous les deux nourris par leur mère. A Thoiry les soigneurs et les visiteurs les ont vus sortir pour la première fois hors de la cabane maternelle. Les naissances de pandas roux dans les parcs zoologiques sont rares et leur survie en Chine est fragile, leurs territoires étant de plus en plus habités par les hommes. A chaque portée de jumeaux, Colomba de La Panouse, directrice zoologique, et Aline Souply, docteur vétérinaire, craignaient que la mère panda roux abandonne un des jumeaux. En ce cas, fallait-il nourrir au biberon le bébé rejeté par sa mère ou le laisser mourir ? Les jeunes élevés au biberon, imprégnés par l’homme et privés de l’éducation maternelle, sont des handicapés sociaux. Ils nuisent au programme d’élevage par leur incapacité fréquente à se reproduire et à être réintroduits en milieu naturel. Maman panda roux a heureusement chaque fois caché et nourri ses jumeaux pendant quatre mois dans sa cabane.

Quand les bébés pandas roux sont sortis pour la première fois et en pleine forme. Le père les a acceptés et toute la famille s’est promenée de branches en branches.

A peine nés, on pense à les marier. En fonction des généalogies et des analyses génétiques, le coordinateur du programme européen d’élevage, E.E.P., choisira leurs conjoints pour favoriser la plus grande diversité génétique au sein de la population européenne des pandas roux et préparer la réintroduction en milieu naturel de futurs descendants.

Les mises à dispositions entre parcs sont organisées dans l’intérêt de l’espèce et sont gratuites.

Le saviez-vous ?
Contrairement aux singes ou aux humains, le panda roux n’a pas de pouce opposable. Mais, tout comme le panda géant, il possède dans son poignet un os modifié qui agit comme un pouce. Tous les pandas ont un faux "sixième doigt" aux pattes avant pour mieux saisir les tiges de bambou. Ce «6e doigt» lui permet de tenir plus facilement les tiges de bambou entre ses pattes avant. En effet, bien qu’ayant des dents et un estomac de carnivores, ils ne mangent que certains bambous. Avant l’arrivée des pandas, les jardiniers de Thoiry avaient planté les bonnes espèces. Les soigneurs cueillent chaque jour des branches fraîches, été comme hiver, car les bambous gardent leurs feuilles toute l’année. Il ne lui reste plus qu’à arracher chaque feuille une à une à l’aide de ses dents tranchantes avant de les mâcher longuement.

Lorsque le panda roux descend d’un arbre, il le fait la tête la première, ce qui est assez rare chez les mammifères.

Le petit panda a été choisi comme emblème national par le Sikkim.

C’est également la mascotte du navigateur Web «Firefox».

Leur épaisse fourrure les protège du froid. La couleur rouge et blanche est un camouflage car les résineux des forêts himalayennes sont couverts de mousses rouges et de lichens blancs. A Thoiry, ils sont habillés en harmonie avec les couleurs resplendissantes du Jardin d’Automne.

Les pandas roux font l’objet d’un programme d’élevage européen (EEP) auquel Thoiry participe. Tous les pandas du programme sont répertoriés dans un studbook qui permet de suivre leur généalogie et de planifier la reproduction en évitant les risques de consanguinité. Les couples sont formés selon les recommandations du coordinateur de l’EEP. Dans un premier temps, un parc qui souhaite participer au programme doit tout d’abord montrer qu’il est apte à maintenir cette espèce dans des conditions optimales de captivité. Puis, il pourra se lancer dans la phase de reproduction. Généralement les parcs sont placés sur une liste d’attente. En fonction des naissances et des historiques des individus, un parc peut attendre plus ou moins longtemps avant d’accueillir son premier animal. Ainsi, en 2001 à Thoiry, nous recevions 2 femelles dans un enclos réaménagé spécialement pour l’espèce. Puis en 2005, nous passions avec succès à l’élevage du panda roux.

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