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Coati

Nasua nasua

Galerie photos

Statut de conservation

LC : Préoccupation mineure

Description

Mammifère

Le coati à nez blanc ou coati brun est un membre de l’ordre des Carnivores et de la famille des Procyonidés. Ces derniers sont caractérisés par leur taille moyenne (1 à 10 kg environ) et de petites oreilles. Ce sont également tous de bons grimpeurs qui vivent uniquement sur le continent américain, du Canada à l’Argentine.

Au sein de cette famille qui regroupe 6 genres différents, le coati brun côtoie le raton-laveur, le kinkajou, le bassari ou l’olingo. Il n’existe que 2 représentants du genre Nasua : le coati brun (Nasua narica) et le coati roux (Nasua nasua), qui se distinguent par de petites particularités au niveau de leur squelette et de leur pelage. 4 sous-espèces de coati brun sont actuellement reconnues, elles se différencient notamment par leur origine géographique et leur morphologie. 

Fiche information

15 à 20 ans
3,5 à 5,6 kg
Vers 2 à 3 ans
70 à 77 jours

Particularité

Caractéristiques morphologiques

- Longueur du corps : 45 à 70 cm.
- Longueur de la queue : 45 à 70 cm.
- Hauteur au garrot : 25 à 30 cm. 
- Poids : 3,5 à 5,6 kg. 
- Les mâles sont 20% plus gros que les femelles.

- La couleur du pelage varie du marron très sombre au roux foncé, avec des zones beiges ou grises sur le poitrail et le ventre. Des taches blanches sont présentes autour des yeux, du museau et sur les joues. Ce sont elles qui sont à l’origine du nom de l’animal. La fourrure de la queue peut parfois laisser apparaître des anneaux plus clairs. 

- Cette espèce se caractérise par un museau allongé, pointu et flexible, qui se termine par une truffe mobile. Elle doit son nom scientifique à cet appendice, le mot latin «nasua» signifiant «nez». Le coati peut en effet fouiller efficacement le sol de la forêt en repoussant la terre, les cailloux ou les écorces du bout de son nez pour dénicher des insectes.

- Sa longue queue lui permet de maintenir son équilibre lorsqu’il se déplace en hauteur.

- Ses griffes longues et épaisses, ne sont pas rétractiles. Il les utilise pour creuser le sol, racler les souches ou grimper aux arbres. Il n’est pas très habile avec ses pattes, elles lui permettent plutôt de creuser et déchiqueter.

- C’est un assez bon grimpeur, la plante de ses pieds lisse adhère bien aux troncs. Cependant ses pattes avant et sa posture générale sont plutôt des adaptations à la marche sur le sol. Il ne grimpe aux arbres que pour chercher de la nourriture ou échapper aux prédateurs ; il se déplace plus rarement d’arbre en arbre comme le ferait un primate.

- Ses canines sont longues et coupantes ; elles lui permettent de harponner les proies de grande taille et de déchiqueter leurs chairs. Ses molaires aux crêtes pointues sont très utiles pour transpercer la carapace des insectes (observez attentivement cette photo de son crâne).

- Ses oreilles sont courtes et arrondies.

Répartition géographique

Le coati brun est présent sur le continent américain, du sud des États-Unis (Arizona) à la Colombie en passant par le Mexique, le Bélize, le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica et le Panama.

Habitat

L’espèce fréquente des milieux très variés : forêts tropicales humides, forêts sèches, forêts de pins et genévriers, savanes et occasionnellement déserts. On la retrouve jusqu’à 3 000 m d’altitude.

Régime alimentaire

Le coati brun est un omnivore opportuniste ; les invertébrés (larves et adultes) constituent la plus grande part de son alimentation : scarabées, fourmis, termites, araignées, scorpions, mille-pattes et crabes. Il se nourrit également de fruits, de petits rongeurs, d’oiseaux, d’amphibiens ou de reptiles.

Grâce à son museau mobile et son excellent odorat, il repère facilement ses proies lorsqu’il fouille la litière de la forêt ou les arbres morts. Il creuse alors la surface avec ses griffes et ramène à l’air libre la proie qu’il a repérée. Ses longues griffes ne lui permettent pas de la maintenir fermement entre ses pattes, il l’engloutit donc très rapidement.

Lorsqu’il s’agit de proies qui possèdent des parties toxiques, piquantes ou urticantes (scorpions ou mygales), il frotte ces animaux sur le sol pour éliminer ces zones avant de les avaler.
Bien qu’il lui arrive de grimper aux arbres pour manger des fruits, il passe 90% de sa journée à chercher sa nourriture au sol.

Les jeunes reniflent très souvent le museau des adultes lorsqu’ils sont en train de se nourrir. Ils apprennent ainsi à reconnaître à l’odeur les aliments qu’ils peuvent ingérer sans danger.

Structure sociale

Le coati est le Procyonidé le plus social et le Carnivore le plus grégaire.

Un groupe de coatis est généralement composé de plusieurs femelles apparentées et de leurs jeunes (5 à 30 individus). Parfois, quelques individus non apparentés peuvent faire partie du groupe. Cependant, ils sont traités avec plus d’agressivité que les autres et sont rarement soutenus par le reste de la troupe.

La plupart des mâles adultes sont solitaires et généralement chassés lorsqu’ils approchent un groupe de femelles. Il peut arriver que dans certaines troupes, des mâles adultes soient tolérés, mais ce sont toujours des individus nés au sein du groupe, qui ne l’ont jamais quitté et qui ne s’y reproduiront pas. Ils bénéficient ainsi de la sécurité liée au nombre et d’un toilettage de meilleure qualité.

Généralement, les femelles restent dans leur groupe d’origine, alors que les mâles le quittent à la maturité sexuelle (vers 2 à 3 ans).

Les grands groupes peuvent parfois se scinder en petites troupes pendant plusieurs jours, ou même définitivement.

Chez les coatis, le proverbe « l’union fait la force » est de rigueur ! En effet, ils se reposent la nuit en groupe, à l’abri en haut des arbres ou dans des saillies rocheuses.. Le jour, ils recherchent leur nourriture ensemble à terre. Lorsqu’ils fourragent au sol, chacun s’arrête régulièrement pour observer les environs et s’assurer qu’il n’y a aucun danger. Lors des déplacements, les jeunes sont au centre de la troupe et les adultes, plus attentifs en bordure. Si un prédateur est repéré, un coati lance un cri d’alarme qui permet à tous de s’abriter rapidement.

La vie en groupe procure une meilleure protection contre les prédateurs : les individus solitaires ou les petites troupes subissent en effet des pertes plus fréquentes que les autres car ils ne bénéficient pas de la vigilance accrue liée au nombre ou d’une défense de qualité.

Un des autres avantages de cette structure sociale, c’est qu’elle permet un meilleur élevage des jeunes : tous les membres du clan participent à leur éducation et les protègent des nombreux dangers.

Vivre en groupe permet également aux femelles et aux jeunes d’atteindre les arbres couverts de fruits mûrs qu’ils ne pourraient rejoindre s’ils étaient seuls. En effet, l’accès à ces fruits est généralement défendu par des mâles imposants qu’il est plus facile de chasser à plusieurs !

Tous ces avantages sont obtenus parce que les coatis entretiennent de bonnes relations sociales au sein de leur groupe. En effet, ils passent de longs moments à se toiletter les uns les autres, ce qui permet de reserrer les liens entre membres.

Par contre, au moment de la recherche de nourriture, c’est «chacun pour soi» ! Ces animaux ne coopèrent pas pour trouver leur nourriture et ne se partagent pas non plus le résultat de leur chasse.

Chaque mâle adulte solitaire ou chaque groupe défend un territoire dont la taille varie en fonction de la disponibilité en nourriture et en eau (de 0,5 à 14 km² en moyenne). De fait, les plus petits territoires sont situés en forêt tropicale et les plus grands dans les montagnes arides. 
Ainsi en Arizona, le territoire d’un groupe peut atteindre 14 km² et celui d’un mâle solitaire 6 km². Ces superficies restent stables tout au long de l’année dans ces régions désertiques. 
Dans les forêts du Mexique, les territoires des mâles solitaires ou des groupes sont de mêmes dimensions et varient de 3 à 8 km². En saison humide, ces groupes n’utilisent qu’une moitié de leur territoire car il devient très riche en nourriture et en eau. A la saison sèche, c’est surtout les manque d’eau qui oblige les coatis à exploiter l’ensemble de leur territoire.

La protection et la défense du territoire passent par le marquage olfactif de ses limites. Des sécrétions glandulaires ou de l’urine sont déposées en des points stratégiques, aux limites du domaine. Un groupe de coatis qui se présente alors à ces «bornes» de marquage sait que le territoire est déjà occupé et va s’installer ailleurs.

Les mâles marquent le territoire avec leur urine ou les sécrétions de leurs glandes anales et perinéales tout au long de l’année. On les voit souvent frotter leur périnée sur les branches ou le sol pour les imprégner de leur odeur.

Les femelles n’utilisent le marquage olfactif qu’au tout début de la saison de reproduction, afin d’indiquer aux mâles qu’elles sont en chaleur.

Les coatis communiquent entre eux grâce à diverses mimiques et des postures variées. Pour paraître plus impressionnant, un individu menaçant se redressera sur ses pattes arrières, aura les poils hérissés et montrera les dents. Un individu soumis au contraire se collera au sol ou se mettra sur le dos et présentera son ventre pour montrer clairement qu’il ne cherche pas le combat.

Les coatis peuvent émettre une grande variété de vocalisations (sifflement, grognement, pépiement...) selon la situation : apaisement, agression, alarme, contact, parade sexuelle, etc. Ils utilisent une vocalisation de haute fréquence pour maintenir le contact entre eux lorsqu’ils sont dispersés et cherchent leur nourriture dans la litière de la forêt. Chaque individu produirait un son qui lui est propre et peut être identifié par les autres. Leur cri d’alarme est une succession de cris brefs et répétés qui provoquent le retrait de chacun dans l’arbre le plus proche.

Reproduction

Cette espèce se reproduit de façon saisonnière, avec des accouplements observés entre fin janvier et mars.

- Durée de la gestation : 70 à 77 jours. 
- Taille de la portée : 1 à 4 petits. 
- Sevrage : vers 4 mois. 
- Maturité sexuelle : vers 2 à 3 ans.

La reproduction est synchronisée : toutes les femelles d’un groupe tombent en chaleur sur une période de 2 semaines.

A la saison de reproduction, les mâles suivent les groupes de femelles et tentent de se faire accepter en adoptant une attitude de soumission. De plus, ils grimpent dans les arbres situés au-dessus de la troupe en poussant des cris particuliers. Ces vocalises permettent à une femelle en chaleur de choisir le mâle avec lequel elle souhaite s’accoupler. Un même mâle peut se reproduire avec toutes les femelles d’un groupe puis en est chassé. Les accouplements peuvent avoir lieu au sol ou dans les arbres.

Un mois avant la naissance des petits, une femelle quitte son clan et fabrique un nid dans les arbres. C’est dans cet abri que les jeunes restent les 5 premières semaines de leur vie.

A la naissance, les jeunes ont les yeux clos (ils s’ouvrent entre 10 et 15 jours) et pèsent environ 150 g. Ils commencent à se déplacer vers 11 jours. Ils dépendent entièrement de leur mère qui ne les quitte que pour aller chercher de la nourriture.

Une fois qu’ils peuvent se déplacer facilement et qu’ils ne risquent plus d’être attaqués par les mâles adultes, ils rejoignent le groupe en compagnie de leur mère.

Les femelles participent à l’élevage de tous les petits de la troupe. Elles sont très protectrices et défendent vigoureusement leurs jeunes.

La longévité du coati brun est d’environ 10 ans dans le milieu naturel, et de 15 à 20 ans en captivité.

Protection de l’espèce

Le nombre exact d’individus présents dans le milieu naturel est inconnu à ce jour. Considéré comme rare aux Etats-unis ou au Mexique, le coati brun est commun dans certaines zones d’Amérique centrale.

Les principales causes de sa disparition sont la réduction ou la transformation de son habitat qui provoquent le fractionnement de ses populations et leur isolement. Cette espèce voit son territoire se réduire notamment à cause de l’extension de l’agriculture, du réseau routier, ou de l’exploitation des minerais.

Par ailleurs, le coati brun est chassé pour sa viande et sa fourrure, mais aussi parce qu’il cause des dégâts dans les cultures. En dehors de l’Homme, les seuls prédateurs qu’il rencontre sont le jaguar, le puma, l’ocelot et le jaguarundi.

Malgré tout, cette espèce n’est pas considérée comme étant en voie de disparition. Elle est pour l’instant relativement abondante et peut s’adapter aux changements de son habitat. Elle a également des portées nombreuses et se reproduit rapidement, elle peut donc faire face à la chasse et aux collisions avec les véhicules.

A ce titre, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a classée dans la catégorie «Préoccupation mineure».

Cependant, un état des USA, le Nouveau Mexique, a décidé de la placer en « espèce en danger » et de la protéger légalement.

De même, le Honduras, a classé le coati brun en Annexe III de la Convention de Washington sur le commerce de la faune et de la flore menacées.

Un cas particulier à signaler : la sous-espèce de l’île de Cozumel (Nasua narica nelsoni) est classée dans la catégorie «En danger» de l’UICN car il ne resterait malheureusement plus que 150 individus dans le milieu naturel.

Le saviez-vous ?
- Le coati peut détecter ses aliments à plus de 25 m de distance uniquement grâce à son odorat !

- Le coati brun a été observé en train de se frotter avec la résine d’une plante (Trattinnickia aspera) pour soigner son pelage et éliminer les parasites !

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