Dhole

Parc à pied
Les animaux du parc à pied...

Vivant en meute comme le loup, le dhole, aussi appelé cuon, ressemble à un grand renard.

Vivant en meute comme le loup, le dhole, aussi appelé cuon, ressemble à un grand renard
Galerie :  
En détail
Classe :  
mammifères
Ordre :  
Carnivores
Famille :  
Canidés
Origine :  
Asie
Dhole
Cuon alpinus lepturu

Caractéristiques morphologiques  

 

Le dhole a le gabarit d’un chien de taille moyenne. Sa taille tête-corps est de 41-50 cm et le poids de 10-20 kg.

 

Le museau est plus court que chez la plupart des chiens avec une grande truffe. Il a 40 dents, 2 de moins dans la mâchoire inférieure que dans la supérieure, la 3ème molaire inférieure est manquante. Les oreilles sont dressées et arrondies. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce. La femelle a 16 mamelles au lieu des 10 habituellement présentes chez Canis.

 

Le pelage est uniforme, au niveau dorsal rouge ou jaune ou rouille, le dessous et la gorge sont blanchâtres. L'arrière des oreilles, la nuque et les épaules sont légèrement plus ternes mais de même couleur. Les poils de jarre sont longs de 25-30 mm. Ils sont plus courts que chez les animaux du sud. La queue est plus foncée que le corps et habituellement avec un bout noir. Les parties extérieures des pattes sont de la même couleur que le corps, les parties intérieures sont plus pâles.

Répartition géographique  

 

Historiquement, les dholes étaient présents dans tout le sud et l’est de l’Asie. Les dholes ont disparu sur plus de 75% de leur aire de répartition historique, et la plupart des populations restantes sont fragmentées et en baisse constante.

Habitat  

Le dhole peut vivre dans une grande variété de formations végétales : forêt sèche, tropicale humide, à feuilles persistantes et semi- persistantes, forêts d'épineux, en prairies ou encore en steppe alpine (au-dessus de 3000 m). On ne les retrouve pas dans des régions désertiques.

En Inde, les forêts de feuillus secs et tropicales humides peuvent représenter des habitats optimaux car la biomasse des ongulés, en particulier celle des espèces de cervidés, est plus élevée dans ces formations végétales. 

Les facteurs qui influencent le choix de l'habitat pour cette espèce : disponibilité en moyennes et grandes espèces d'ongulés, l'eau, la présence d'autres espèces de grands carnivores, la densité de population humaine et la pertinence des sites de reproduction.

Régime alimentaire  
Structure sociale  

 

Les dholes sont des animaux très sociaux vivant en meutes et chassant en collaboration. Une meute est constituée en général de 5 à 12, parfois jusqu'à 20 membres et contient un couple monogame dominant. Après une période de gestation de 60-62 jours, la femelle donne naissance en général à une portée de huit petits, qui naissent dans une tanière construite à proximité des lits de rivière ou entre des rochers. La saison des naissances est de novembre à mars. Les membres subordonnés aident à prendre soin des petits du couple dominant. Les jeunes atteignent la maturité sexuelle vers l'âge d'un an.

Protection de l'espèce  

 

Les dholes ont disparu de la plupart de leur aire de répartition historique. Les populations sont toujours en déclin dans la plupart des régions en raison de plusieurs menaces principales qui comprennent l'épuisement des proies, la perte d'habitat, la persécution en raison de la prédation du bétail, la transmission des maladies des chiens domestiques, et la compétition interspécifique éventuellement.

 

Selon les informations recueillies par l’UICN, une population totale de 4,500-10,500 individus est dénombrée, dont seulement 949-2,215 individus matures. La plupart, sinon toutes les sous-populations actuelles de dholes sont relativement petites et isolées et présentent souvent de fortes fluctuations dans les nombres. Une des plus grandes sous-populations restantes de dholes a été estimée entre 207 et 304 individus, dont seulement 44 à 64 individus matures.

 

L'épuisement des proies est le facteur le plus important qui a contribué à l'effondrement de la population de dholes. Au Cambodge, au Laos, au Viet Nam et en Chine du sud-est, les populations d'ongulés sont bien en dessous des besoins des prédateurs en raison de la chasse excessive par l'homme, même dans les zones protégées.

Toutes les espèces d'ongulés, à l'exception peut-être du Muntjac et du porc sauvage, ont totalement disparu dans de nombreuses parties de la région. Cette situation risque d’empêcher toute augmentation des populations de dholes. Des petites populations de dholes persistent de manière fragmentée dans les grandes zones protégées du Bhoutan, de la Malaisie, le Myanmar, le Népal, l'Indonésie (Sumatra et Java) et de la Thaïlande.

Dans les grandes zones protégées dans le sud et le centre de l'Inde, la population de dhôles est stable grâce à la densité de proies élevée. 

Dans le nord de l'Inde, la raréfaction des proies contribue à la baisse des Dholes dans la région.

 

La perte et la dégradation de l'habitat sont des menaces sérieuses pour les dholes en Asie du sud, en particulier parce que cette menace est étroitement associée à la raréfaction des proies et des niveaux élevés de perturbation humaine. 

Bien que de vastes zones de végétation naturelle ou semi-naturelle persistent au Laos et au Cambodge, la conversion et la fragmentation des habitats se poursuivent sans relâche. Au Viet Nam, très peu de zones naturelles supérieure à 50 km 2 subsistent. 

La perte et la fragmentation de l'habitat est une menace majeure pour les aires protégées en Indonésie, en particulier pour Sumatra. La perte d'habitat est favorisée par plusieurs facteurs : l'exploitation forestière, de palme et les plantations de caoutchouc, l'expansion de l'agriculture, le pâturage du bétail et l'expansion de grandes infrastructures (par exemple, les barrages hydroélectriques, les projets d'irrigation, de nouvelles routes, etc.). 

 

La persécution des dholes se traduit principalement par l’abattage des individus observés près du bétail. Les populations craignent en effet l’attaque des troupeaux par les meutes de dholes.

De plus, les dholes semblent être particulièrement victime d’empoisonnement par des carcasses contaminées à l'aide de strychnine. Cette technique a d’ailleurs anéanti les populations de dholes au Bhoutan dans les années 70.

L’empoisonnement est aussi utilisé en Chine, au Népal, en Inde et en Indonésie. Les campagnes d'empoisonnement ont également été considérés comme ayant contribué à la disparition des dholes dans les pays de l'ancienne Union soviétique. En Thaïlande, de nombreux cadavres de dhole criblées de balles sont souvent rapportés. Les Dholes sont probablement aussi victime des collets, en particulier au Viet Nam, au Cambodge, en Chine et au Laos. 

 

Maladies et pathogènes : les dholes sont sensibles à la rage, à la maladie de Carré, au parvovirus canin. Ces maladies sont transmises par les chiens domestiques qui agissent comme des réservoirs.  Au Cambodge, une récente épidémie de maladie de Carré (en 2011-2012) a provoqué la quasi-disparition des dholes des zones protégées dans les régions de l'est et du nord du pays.

 

Concurrence avec d'autres espèces : Mis à part les humains, les principaux concurrents des Dholes sont les tigres et les léopards. Bien que les dholes sont beaucoup plus petits en taille, des meutes de dholes pourraient être capable de tuer un tigre ou un léopard. Selon des études, les tigres dominent sur les dholes, au moins sur les groupes de petites tailles mais une petite meute de dhole dominerait sur un léopard. La concurrence est donc difficile a évaluée.