Saïmiris du Pérou

Parc à pied
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Galerie :  
En détail
Classe :  
mammifères
Ordre :  
primates
Famille :  
cébidés
Origine :  
Amérique centrale et Amérique du Sud
Longévité :  
15 à 20 ans en moyenne en captivité (jusqu'à 30 ans)
Saïmiris du Pérou
Saimiri b. peruviensis

Classification  

Les saïmiris du Pérou font partie de la famille des Cébidés qui a pour particularité d'avoir un cerveau très développé et des ongles plats (au lieu de griffes). Dans le genre Saïmiri, il existe 5 espèces dont le saïmiri du Pérou fait partie.

Caractéristiques morphologiques  
  • Longueur du corps : 25 à 37 cm pour les mâles, 22 à 30 cm pour les femelles. 
  • Longueur de la queue : 37 à 47 cm. 
  • Poids : 550 à 1135 g pour les mâles, 365 à 750 g pour les femelles. 

Toutes les espèces de saïmiris sont relativement semblables avec un crâne court de forme ronde et un museau court plutôt foncé. Les saïmiris ont un pelage court et épais de couleur jaune (surtout au niveau des membres) avec des parties plus foncées autour de la bouche, au dessus du crâne et au bout de la queue. Ils possèdent une sorte de masque blanc englobant les yeux et les joues.
Ils présentent des oreilles touffues très larges comparé à la taille de leur visage.
Leur longue queue est préhensile lorsqu'ils sont petits puis ils perdent cette capacité mais ils continuent à s'en servir comme support.

Hormis la taille la seule différence entre les mâles et les femelles est la couleur du pelage du crâne : gris chez les mâles et noir chez les femelles.
La particularité des saïmiris du Pérou est qu'ils ont les sourcils arqués comparé aux autres espèces.

Répartition géographique  

Les saïmiris du Pérou vivent en Amérique su Sud. On peut les trouver jusqu'aux Andes à l'est, jusqu'à la mer des Caraïbes au nord et jusqu'au Brésil au sud-est.

Habitat  

Les saïmiris du Pérou évoluent principalement dans ce qu'on appelle des forêts galeries : cela signifie que la canopée se rejoint au-dessus d'une zone humide temporaire ou d'un courant (fleuve ou rivière). On peut également les trouver aux abords de forêts tropicales car ils apprécient tout particulièrement les zones inondables. Ils sont majoritairement arboricoles et se déplacent sur de fines branches dans la canopée basse, ne descendant que très rarement au niveau du sol. On peut les trouver jusqu'à 1500 m d’altitude.

Régime alimentaire  

Les saïmiris du Pérou sont omnivores et leur régime alimentaire se compose majoritairement de fruits et d'insectes. Ils peuvent compléter cette alimentation par des noix, des baies, des fleurs, des graines, des feuilles, des œufs mais également des petits vertébrés tels que des chauves-souris ou des oiseaux. Ils ont pour habitude de rechercher leur nourriture en groupe au niveau des branches terminales. Cette recherche leur prend entre 75 et 80% de leur temps.

Structure sociale  

Les saïmiris du Pérou vivent en groupes sociaux mixtes de 10 à 550 individus (au-dessus de 100 individus, on suppose que ce serait un attroupement de plusieurs groupes), en moyenne 40 à 50 individus. Des groupes de mâles célibataires sont souvent présents aux alentours de la colonie. Ils sont très sociaux et établissent des hiérarchies avec différents niveaux de dominance. Chez les mâles, le taux de testostérone, la fréquence de copulation ainsi que la corpulence jouent un rôle important dans la mise en place de cette dominance. En effet ils vont s'affronter lors de combats très violents et vont ensuite asseoir leur statut par la soumission forcée des dominés. Par la suite les mâles dominants vont exposer leurs parties génitales aux mâles de rang inférieur et leur uriner dessus pour encore une fois insister sur leur statut privilégié. Les saïmiris du Pérou sont une des seules espèces de primates qui ont une aussi grande diversité de comportements de jeux. Ces jeux s'observent principalement entre les mères et leurs jeunes ou entre deux jeunes individus immatures. Autre fait unique chez cette espèce : les relations sociales sont proportionnelles à la quantité de nourriture disponible. En effet si les ressources viennent à manquer les interactions entre individus seront largement réduites.

Reproduction  

Lors de la période de reproduction qui dure 2 à 3 mois, les groupes de mâles rejoignent la colonie. Le mâle le plus dominant peut se reproduire avec de nombreuses femelles, dont l'œstrus dure environ 1 semaine. Mais il n'est pas le seul car on observe chez cette espèce de la polygamie mais aussi de la polygynie : mâles et femelles s’accouplent avec plusieurs individus. Lorsqu'un mâle souhaite se reproduire avec une femelle, il montre un comportement très agressif tout en étant en érection. Lorsque la femelle se soumet, il peut alors y avoir copulation. Ces comportements sont d'ailleurs déjà observés chez les jeunes immatures, sans pénétration. Juste avant la période de reproduction les mâles vont considérablement augmenter leur corpulence, permettant ainsi d'améliorer leur production de sperme. Après la période de reproduction, mâles et femelles vont de nouveau se séparer. Après 5 mois et demi les femelles vont donner naissance à un petit et elles vont toutes coopérer dans l'élevage des jeunes. On appelle ça le « aunting », c'est-à-dire qu'une femelle peut jouer le rôle de tante en prenant soin d'un petit qui n'est pas le sien. Elle va ainsi porter le petit, le rappeler lorsqu'il s'éloigne, le toiletter… La tante est souvent une femelle proche de la mère qui passe beaucoup de temps avec. Ce comportement de « aunting » permet de resserrer les liens au sein du groupe à long terme. Les petits sont sevrés entre 4 et 6 mois et atteignent la maturité sexuelle entre 2 ans et demi et 3 ans. Les jeunes mâles devront alors quitter le groupe et attendre d'être suffisamment forts pour défier les dominants.

Protection de l'espèce  

Bien que les populations de saïmiris du Pérou soient en baisse, leur statut UICN reste comme non menacé. Ils souffrent tout de même de la déforestation et de la chasse, surtout là où ils partagent leur habitat avec d'autres espèces de primates plus grandes. Il y a également eu des cas de capture pour les utiliser en tant qu'animaux de compagnie ou encore comme cobayes en laboratoire. Ils sont listés en annexe II de la CITES (le commerce international de cette espèce est donc autorisé mais minutieusement contrôlé afin de ne pas mettre en danger l'espèce).

Le saviez-vous ?  

Les saïmiris ont une curieuse habitude : ils pratiquent le toilettage à l'urine. Ils s'enduisent ainsi les mains et la queue de leur propre urine afin de laisser des marques olfactives sur les chemins qu'ils empruntent. Cela leur permet de retrouver ces chemins et d'indiquer à leurs congénères par où ils sont passés. Une autre particularité des saïmiris est qu'ils ont un panel de vocalisations très important. En effet, ils communiquent énormément entre eux et même avec d'autres espèces dont ils partagent l'habitat comme les capucins. Et enfin un dernier point qui les caractérise est la capacité de perception des couleurs, qui est très rare dans le règne animal